Le nous n'existe pas

Une relation pourrie

hier à 22h51
L'amour est en moi
Il a coulé de lui à moi
De moi à lui
Par moments il coulait à l'infini
Aujourd'hui il coule par terre
Flaque rouge au goût amer
Il marche dessus avec aplomb
Je hurle, je crie je pète les plombs
Peinture horrifiante qui me terrorise
Je ne sais plus... et lui, juste, il met sa ch'mise
Ses semelles sanglantes filent dans l'escalier
Il prend son air absent comme si de rien n'était
Et je tourne en rond sur le plancher
Ne sachant plus si ça vaut encore le coup d'éponger
Tout cet amour déchiré
Qui s'étale comme si de rien sur mon parquet...

Il parait qu'il faut y croire, qu'il faut y croire

Et moi pauvre fille, j'y crois
Le miroir cruellement me le renvoie
Toute la tristesse de mon coeur
Inmaîtrisable dans cette douleur
Et mes poumons respirent
Et dehors c'est l'été et tous ses délires

Et je lui demande d'éponger
Et je lui demande d'éponger
D'être par terre avec moi
Avec moi
Par terre avec moi
Toute armure abandonnée
Toute fierté ravalée
Agenouille-toi par terre
Et regarde moi
Regarde moi
Regarde moi
Je suis là
Je suis là avec toi
Les larmes aux yeux
Avec toute cette marre à éponger
A faire disparaitre
Mets toi par terre
A genoux avec moi
Agenouille toi dans cette misère
Regarde moi
Regarde moi
Je chercherai la lumière dans tout ce bleu
Je la chercherai autant que faire ce peut
Je la chercherai, jusquà ce que je la trouve
Tu m'entends, jusqu'à ce que je la trouve
Parce que sinon j'vais crever
Et nous avec
On va crever
On aura été indignes de tout
Indignes de tout
On aura tout perdu
On perdra la vie
La notre
Et d'autres


L'amour libère
L'amour n'emprisonne pas
L'amour libère

Phrase mille fois entendue
Incomprise pendant des années
Dans cette église
Phrase dans la quelle je m'enlise
Toi et tes prisons
Toi et tes démons
A quand cette libération?

Nuit magique!

le 28/04/2006 à 13h20

Nuit de folie


Dans tes bras j'aime la vie


Ton corps que je respire


Tout entier je le convoite il m'attire


Et quand tu m'dis viens


Je ne réponds plus de rien


Quand la force de vie m'envahit


Que le désir dans le silence crie


Je ne veux pas me retenir


J'veux frôler les frontières de l'avenir


Me laisser aller à toutes les explosions


Que ton corps mêlé au mien soit comme une infusion


Oui qu'il infuse et qu'il m'use


Jusqu'à l'épuisement


Jusqu'à l'anéantissement


Que j'en frissonne pendant des heures


Et que complètement délivrée de tout jusqu'au petit matin je compte les heures


Pour revenir à toi et sans bruit te donner toute ma douceur.


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